Stage son le 13 février


Par Alexandra
Petit compte‐rendu de notre première séance de prise de son, organisée par notre
ingénieur son Laurent Malan, en compagnie de Joëlle, Lucile et Cédric. Ce fut l’occasion
de découvrir les différents types de micros, leurs fonctionnements, leurs atouts et
faiblesses respectives ainsi que leurs caractéristiques générales, mais aussi d’autres
instruments indispensables sur les tournages tels que la fameuse mixette.

Nous y avons tout d’abord appris que, tout comme notre oreille, chaque micro possède
une sorte d’équivalent de tympan, membrane captant les vibrations provoquées par le
son dans l’air, et qu’il est un transducteur, transformant pour sa part l’énergie
acoustique qu’il capte en énergie électrique.
Il existe trois types de micros, du moins utilisés sur les tournages : le dynamique,
l’électrostatique et le micro à électret. Le premier, qui est aussi celui qu’emploient les
chanteurs, plus particulièrement sensible à la voix humaine, capte surtout les
composantes de la voix chantée, mais amortit beaucoup les sons alentours. Il est donc
pratique en milieu bruyant car il permet de sélectionner les sons dont on a besoin mais
doit être proche de la source sonore qui intéresse le preneur de son. Le deuxième,
l’électrostatique, très souvent utilisé en tournage, est beaucoup plus sensible que le
précédent, mais nécessite l’apport d’un courant électrique (l’alimentation fantôme) pour
fonctionner, contrairement à ce dernier. Enfin, le micro à électret pratique pour les
« micro‐cravattes », est lui aussi beaucoup utilisé en documentaire.

Tous ces micros présentent des caractéristiques communes, que sont la directivité, la
sensibilité, la pression maximale et la bande passante.
La directivité, tout d’abord, correspond à la provenance des sons à laquelle un micro est
sensible. Schémas limpides à l’appui qu’il serait difficile de retranscrire ici, Laurent nous
éclaire sur des notions aux résonnances un peu abstraites à premier abord : chaque
micro peut être omnidirectionnel, cardioïde, ou encore hypercardioïde.
Le micro omnidirectionnel prend les sons provenant de toutes les directions avec la
même intensité ; le micro directionnel ou cardioïde privilégie les sons arrivant dans l’axe
dans lequel il est dirigé, atténuant les sons arrivant dans d’autres directions. Enfin, en
toute logique, l’hypercardioïode privilégie encore plus les sons qui arrivent dans son axe
que son précédent, et atténue, là aussi plus que le précédent, les sons arrivant sur les
côtés. C’est ce type de directivité qui est la plus employée en tournage.
Il existe ainsi par exemple des micros dynamiques omnidirectionnels, cardioïdes, ou
encore des micros électrostatiques cardioïdes ou hyper cardioïdes.

Pour ce qui est des autres caractéristiques, la sensibilité correspond à la façon dont un
micro va réagir au volume sonore, la pression maximale admissible à l’intensité de son
maximale admise par un micro. Enfin, la bande passante correspond à la gamme de sons
(entre graves et aigus) qu’un micro est capable de retranscrire. Elle s’exprime en hertz.

Ce sont enfin les premiers mystères de la mixette qui nous ont été révélés par notre chef
opérateur. Instrument incontournable du preneur de son, cette « console de mixage
portative » sur laquelle il branche son ou ses micros et les alimente au besoin, lui permet
de contrôler les sons enregistrés, de les régler, les doser, les amplifier s’il le souhaite, les
mettre ou non en valeur avant le mixage final. On y trouve notamment le filtre coupebas,
qui permet de couper les sons graves souvent trop présents. Mais là, il va falloir
s’armer de patience car la suite est au prochain épisode, et puis, surtout, comme l’avait
très bien dit Cédric dans un précédent compte‐rendu, propos confirmés par nos
spécialistes : pour mieux parler du son il faut le prendre.
Alors vivement les prochains tournages et nos premières manipulations de matériel…
 
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