Récits de vie en écoute

Guerrières des terres

 

Malgré les origines

 

Tristesse notre histoire

 

Une bataille

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KALASH en ecoute

LA VALSE DES INVISIBLES sortie fin 2011.

Écoute en exclusivité sur le blog de La Sierra Prod "DIZUITIEN"

 

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 12:14

clap8-copie-1 La phase de préparation du chantier où tout se passait dans l’ombre des bureaux est terminée. Aujourd’hui, visiblement, c’est parti !

 Voilà presque quatre ans que les habitants attendent ce spectacle ! Aux premières loges, les gens de la tour. Tous, mêmes les plus désabusés, le disent : « Maintenant que c’est parti, ça va très vite. » Et c’est vrai que, tous les jours, ça vaut le coup d’œil ! Comme surgies de terre, deux immenses grues dressent leurs flèches qui dansent dans les couleurs du ciel. Sur le terrain, les pelles mécaniques, lancées dans un ballet incessant, creusent au plus profond, au plus large, charrient des tonnes de terre, remplissent des semi-remorques qui s’éloignent, pleins à rebord, reviennent vides, repartent pleins... Mais où déchargent-ils toute cette terre ?

Dans la cavité creusée par les machines, les ouvriers – une vingtaine – descendent, remontent, construisent les murs de l’infrastructure, les deux niveaux des sous-sols des futurs logements qui abriteront le parking et les locaux techniques.

Avec notre caméra, nous essayons de garder en mémoire les grandes étapes de la gestuelle du chantier. Certains jours, les prises de vues se font de notre balcon qui domine le chantier. Et nous filmons le ballet interprété par les engins. D’autres jours, nos équipes, casquées et bottées, accompagnées d’un chef de travaux, descendent dans la cavité, s’approchent au plus près. Et nous filmons les ouvriers travaillant (voir album photo J).

En cette fin de décembre, les habitants de la tour qui demeurent, qui ont eu la patience d’attendre – une quarantaine de familles sur les quatre vingts du départ –, imaginent encore mal à quoi ressemblera leur nouveau logement, la vie qui sera la leur dans leur nouveau quartier.

Alors, l’idée nous vient d’installer, deux jours durant, la maquette du nouveau quartier au pied de la tour, d’inviter les locataires à venir la commenter et de filmer leurs réactions. Rares sont ceux qui refusent ! Ces deux jours-là, une ambiance un peu festif règne dans la cour de la tour : avant d’arriver à la maquette, une table dressée avec café et petits gâteaux accueille les locataires ; puis, par petits groupes, sous l’œil de la caméra, ils s’approchent, un bon nombre découvrant la maquette pour la première fois (voir album photo K). Autour de celle-ci, les uns les autres parlent de leurs souhaits, de leurs attentes, de leurs craintes aussi (les plus courantes : ne pas pouvoir "faire rentrer tous ses meubles dans son nouveau logis". Ne pas avoir de douche. Ne pas avoir le gaz). Dans le film, cette parole d’habitants résonnera avec celle de l’urbaniste qui a imaginé le nouveau quartier, avec celle des architectes qui ont dessiné les nouveaux logments.

Si le chantier qui avance « rassure » les habitants, combat le sentiment qu’ils ont d’être abandonnés, sur le mail Binet c’est une autre histoire ! Ici viennent s’installer, samedi, dimanche, lundi, en nombre toujours croissant, les vendeurs à la sauvette. Toute cette misère, qui rajoute de la misère dans un quartier qui n’en manque pas, qui « prive » les habitants de « leur » mail trois jours par semaine, qui laisse derrière elle un espace public abîmé, encombré de détritus, exaspère les sentiments. Même si certains compatissent, si les plus tolérants sont gênés d’exprimer leur colère, tous se vivent laissés-pour-compte et en veulent « aux décideurs incapables de trouver une solution ». Paroles d’élu, de policier, d’habitants qui s’entrechoquent, se contredisent. Toutes confondues, des paroles à la recherche d’une solution qui s’avère finalement introuvable à l’échelle d’un quartier !

Paroles de commerçants, de biffins, d'architectes, d'ouvriers... on ne peut ici s'attarder sur toutes ces paroles qui naturellement trouveront leur place au fil du montage de notre 3e film (début du montage en Janvier).

 

2/ La photographie

la tour blogSi les photographes, surtout deux d’entre eux, l’un habitant le quartier, l’autre salariée de notre association, accompagnent, chaque fois que c’est possible, les équipes audiovisuelles, le projet photographique avec les habitants de la tour et des jeunes gens du quartier n’a pas encore commencé (voir l'affiche pour les ateliers). Les deux derniers mois ont servi à approfondir les liens entre le collectif et des jeunes gens du quartier. De coups de fil en réunions reportées, puis fixées fermement et qui enfin se tiennent, se dessine en définitive un partenariat avec deux associations du quartier qui, c’est sûr, deviendra effectif début janvier. L’objectif d’une vingtaine de jeunes gens collaborant à la réalisation de ce projet est réalisable.

 

3/ Les ateliers

atelier clem 008

Depuis la mi-octobre, les étudiantes de l’École du Travail social à Rabelais nous accompagnent dans les repérages de deux nouveaux récits de vie. Cette année, priorité est donnée à des habitants originaires d’Europe de l’Est.

À la fin décembre, ensemble nous avons arrêté notre choix. Les récits seront tournés au tout début du mois de janvier. Ils raconteront la vie de deux jeunes femmes, l’une venue d’un pays du Caucase, l’autre de Roumanie. L’une ayant vécu la guerre de Tchétchénie, l’autre ayant subi ce que les médias appellent « l’esclavage moderne », au sein d’une famille bourgeoise « française de souche »…

Au collège Clemenceau, une classe de 4e- 20 élèves répartis en 4 groupes sous la responsabilité de 4 membres de la Sierra Prod, deux musiciens, deux vidéastes, - se lance dans l’écriture et la composition d’une chanson pour les uns, dans l’écriture d’un scénario et la réalisation d’un clip pour les autres. Les collégiens ont pris la décision de tenir un journal de bord, dans lequel, au fil de l’année, chacun va écrire ses impressions.

L’atelier vient de commencer. Le travail s’inspire d’un récit filmé l’année dernière : celui d’une femme originaire du Sénégal qui s’est retrouvée en France il y a quinze ans, sans l’avoir choisi…


 

4/ La musique

  klsh-copie-1  

Après leur set exposif en 1ère partie de Zebda au Centre Barbara (Paris), le groupe Kalash se prépare à enchaîner les concerts et à défendre leur dernière création: "La valse des invisibles."

Petit rappel de l'organigramme pour toute question, proposition au groupe KALASH:

Production, Actions culturelles: La Sierra Prod (lasierraprod.musique@gmail.com), Attaché de presse: Albin Renard (albinrenard@yahoo.fr), Booking: Esprim (contact@esprim.net), Editions: Because Editions (thomas.croisille@because.tv), Distribution: Musicast (www.musicast.fr)

 

Pour suivre l'actualité du groupe, deux liens incontournables : 

www.kalash.fr, http://www.facebook.com/Kalash.Rap.Haine.Rock

Sortie de l'album :  le 27 Février 2012.


Par La Sierra Prod
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 14:17

On se disait tous : « essayons d’abord de tenir 3 ans ». C’est fait !

Et maintenant, avec un bel enthousiasme, beaucoup d’énergie, une deuxième salariée (lire le compte rendu de la réunion de rentrée), nous attaquons ce dernier trimestre 2011. Au programme : une vingtaine de jours de tournage avant le montage du 3e film ; la reprise des séances hebdomadaires des ateliers « récits de vie et création musicale » ; le lancement d’un nouveau projet sur un travail photographique qui doit durer jusqu’à la démolition de la tour ; le soutien à la promotion de « la valse des invisibles », le dernier album de Kalash, dans les bacs en janvier.

clap4-2011

1/le pôle audiovisuel 

De longs mois de repérages sur le quartier Binet au plus près de ses habitants ont été nécessaires pour écrire le texte sur lequel s’appuie la réalisation du 3e film (lire le synopsis).

Au cœur de ce troisième film va s’exprimer l’inquiétude des habitants confrontés au temps du chantier qui s’étire. Sur le terrain vidé de son ancienne vie, tout se dégrade. Rien de visible « estampillé travaux » ne surgit  qui rendrait – peut-être - supportable l’attente : « Vous  savez ce qui se passe ? »  Combien de fois par jour, nous pose-t-on cette question ?

Ce temps suspendu présente pour nous un avantage : n’ayant aucune contrainte de planning liée à l’évolution des travaux, nous pouvons regrouper nos jours de tournage, organiser notre planning en fonction de la disponibilité de chacun.

Mais, ce mardi 04 octobre, tandis que nous sommes en train de glisser ce texte sur le blog, voilà que sur le terrain surgissent les premiers engins…

Depuis la mi-septembre  les journées de tournage s’enchaînent : paroles de femmes sur le carré des biffins ; paroles d’urbaniste face à la maquette du nouveau quartier (voir album photo F) ; paroles d’un travailleur social dans le car des biffins ;  paroles des habitants au pied de la tour ; paroles de commerçants dans un salon de coiffure (voir album photo D)… Sans oublier les stages image et son  (initiation pour les nouveaux ; consolidation des connaissances acquises pour les autres).

 

 2/le pôle photographique

coulissesPrenant appui sur l’atelier expérimental du mois de mai dernier, mené en partenariat avec l’association « Oasis 18 » , la Sierra Prod se lance dans un travail photographique qui doit se prolonger jusqu’à la démolition de la tour. Utilisant la photographie comme lien social, nous allons proposer à une vingtaine de jeunes gens de tout le quartier  de rentrer en dialogue avec des habitants de la tour. Puis, les jeunes gens vont réaliser avec les habitants des photographies en lien avec le temps du chantier. A la fin et ensemble, ils imagineront l’exposition des clichés sélectionnés (lire le texte du projet). Pour mener à bien ce projet, la Sierra Prod  aménage un studio photo dans son local, au 8e étage de la tour.

 

 3/ le pôle « récits de vie et ateliers musicaux »

Les ateliers de création musicale à partir de la thématique des récits de vie sont reconduits avec les mêmes établissements scolaires que l’année dernière et les mêmes partenaires, notamment le centre d’animation Binet et le centre musical Barbara FGO.

Avec l’établissement Rabelais (école sociale et lycée) on recommence la même formule à partir d’un nouveau récit qui doit être repéré et tourné avant la fin de l’année.

Au  collège G. Clemenceau (18e) et au collège J. Moulin (Aubervilliers), l’atelier musical se double d’un atelier vidéo (lire le texte du nouvel atelier).

 

 4/ le pôle musique

Ca y est, il existe ! L’album Kalash « La valse des invisibles » est fabriqué,  disponible partout à partir du 30 Janvier 2012. La Sierra Prod travaille en ce moment à la mise en place de la promotion et de la tournée. Dès le 9 Décembre, en 1ère partie de Zebda,  au centre musical Barbara FGO , vous pourrez découvrir le Rock’n Rap énergique et poétique de Kalash (dépêchez-vous de prendre vos places).

Plein de bonnes nouvelles arrivent, suivez-nous ! Vive la musique, tout est politique.

Grosse dédicace à André Palais et toute l’équipe de Studio 74 pour le magnifique artwork ci-dessous.


klsh

 

 


 

Par La Sierra Prod
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 12:34

DSC00123

photo jean moulin

En mai, les collégiens de Clemenceau (18e) et de Jean-Moulin (Aubervilliers) finalisent leurs textes, perfectionnent leurs flows. Dans ces deux collèges, l’atelier s’est étalé sur l’année scolaire, tous les mercredis à Clemenceau, un jeudi sur deux à Jean-Moulin. Pour les lycéens de Rabelais, l’aventure commence début mai. Pour tous, la restitution aura lieu le 28 mai.

Il faudra être au top, et exploser le plafond du Centre Barbara.

Avant le concert, le quatuor de Clemenceau découvre l’ambiance d’un studio d’enregistrement : amplis et ordis entassés, des vinyles accrochés au mur, ce studio a du vécu, ils ne sont pas les premiers à y poser leurs rimes. Le micro trône dans la cabine, il les attend. L’excitation est teintée d’une pointe de timidité, de trac aussi. Mais Coup'k, Fabrice et Tarik, l’ingé son, les rassurent. Djebril se lance, le casque sur les oreilles : le couplet est calé, impeccable, cela donne du nerf aux autres. En quelques heures, les deux titres sont dans la boîte. Le résultat est bluffant, quasi professionnel.

Du côté de Jean-Moulin, on se découvre des talents de chanteuses. Céline, Lourdgy et Fanta écrivent le refrain de « Tristesse, notre histoire » qui risque fort de s'incruster dans les cerveaux le jour de la restitution. La pression monte. Ils ont eu moins de séances de travail mais veulent être à la hauteur. Malgré la température estivale, ils sont tous présents pour cette dernière répétition. Le groupe compo, encadré par Kohndo, peaufine l'arrangement, pendant que Saliha, Nalah, Salah et toute l'équipe enchaînent leurs couplets. Juste avant la sonnerie, on tient le morceau parfaitement exécuté. Tout le monde applaudit, ils seront en rendez-vous sur la scène du Centre Barbara, pour, « bien sûr ma gueule », représenter Auber ! L’enregistrement de leur titre est prévu à la mi-juin.

À Rabelais, avant que les lycéens entrent en scène, un groupe d’étudiantes en première année de l’école de travail social a travaillé pendant trois mois avec le pôle audiovisuel de la Sierra Prod pour réaliser les récits de vie de Fatou Gassama et d’Aïcha Smaïl. Fin avril, les étudiantes projettent les récits aux 18 élèves de seconde, en présence des deux « héroïnes », en chair et en os. La rencontre est prenante, les élèves sont silencieux, respectueux, un peu sonnés par la ferveur d’Aicha, émus par les mots tendres de Fatou. Une lycéenne sénégalaise est arrivée en France depuis peu, et c’est ici qu’elle a rencontré sa mère. L’histoire de Fatou, qui a découvert sa vraie mère à l’âge de 10 ans, résonne en elle. Alors la jeune fille lève le doigt, et demande à Fatou comment elle a fait pour appeler sa mère biologique « maman ». Fatou la rassure, et lui raconte son expérience. (lire le texte de la professeur et le texte d'Aicha Smail)

La semaine d’après, la rencontre est digérée, ils sont prêts à attaquer l’écriture. Rendez-vous à 9 h 30 devant le centre d’animation Binet (que la plupart découvrent). Trois groupes se forment : le chœur, les rappeurs, les chanteurs.

En six jours, les jeunes doivent écrire et composer un titre, et l’interpréter entièrement à la voix ! Mais chacun déploie tant d’énergie, de passion, que le défi est relevé haut la main : dès le milieu de semaine, les trois groupes se réunissent dans le gymnase du centre d’animation (au même endroit que les projections du Temps du chantier) pour répéter leur chanson « Guerrière des terres » en rythme et en harmonie. (lire les impressions des élèves)

Clemenceau, Jean-Moulin, Rabelais : les trois groupes ont composé des titres très différents. Lire les paroles de chaque chanson :

 

Clemenceau – Malgré les origines

Clemenceau - Une bataille

Jean-Moulin : Tristesse, notre histoire

Rabelais : Guerrières des terres

 

Le 28 mai, ils les ont chantées, chacun à leur tour, sur la scène du Centre Barbara, devant une salle comble, prête à taper dans les mains à chaque refrain. Il y avait des parents, d’autres élèves et professeurs, les « héros des récits de vie », quelques représentants de structures du quartier (Accueil Goutte d’Or, notamment). Des musiciens qui venaient répéter au centre se sont assis dans le public, surpris par la qualité de la représentation. C’est le quatuor de Clemenceau qui a ouvert le bal, sur le couplet de Djebril, canalisant son trac dans une énergie détonante. Ils ont mis le feu. La chanson des élèves de Jean-Moulin, qui mêle du chant, du rap, des chœurs et des solos, a provoqué des frissons, et celle de Rabelais l’étonnement général.

Un grand bravo, un grand merci, et vivement l’an prochain puisque les trois établissements veulent continuer l’aventure

Par La Sierra Prod
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 12:29

 

clap10 Le collectif audiovisuel 

Cela fait bien longtemps que les équipes de la Sierra Prod n’ont pas porté les casques de chantier, ni filmé les gestes d’un ouvrier. Le terrain est vague, comme les prochaines dates de démolition/reconstruction. C’est un autre temps du chantier : un temps qui s’étire, un quartier qui reste en friche, et l’horizon de la fin des travaux qui reste un mirage.

Pour le collectif audiovisuel, c’est le temps de l’écriture : observations, repérages, discussions et rencontres, en bas de la tour, dans l’ascenseur, sur les bancs publics, et dans le carré des biffins. Nous rencontrons de plus en plus d’habitants qui en ont marre. Difficile pour les habitants de garder le moral quand le quotidien ne bouge pas. Pire, se dégrade. Dans la tour, des portes se murent au fur et à mesure que les voisins partent, des grilles sont installées devant les caves pour empêcher l’accès aux éventuels squatteurs. « On se sent abandonnés », soupirent les gens de la tour. Et certains qui désiraient rester ont finalement franchi la porte de Paris-Habitat pour demander un relogement loin d’ici.

Le doute a envahi le cœur des habitants : « Que va devenir ce nouveau quartier ? » Et surtout : « Est-ce qu’on en fera partie ? » Ce sont les mêmes questions qui nourrissent les discussions sur le carré des biffins, sous le périphérique. Finalement, sur certains points et ressentis, habitants et biffins se rejoignent (lire le texte d'Hélios). Pour le troisième film, nous avons envie de lier les points de vue, mais aussi les séquences entre elles : de tisser un seul fil entre les différents personnages, lieux et problématiques.

En juin, le collectif oscille entre la plume et l’objectif.

Nous renouons avec la caméra, le temps de deux stages qu’organise Pierre, ravi de n’être entouré que de jeunes femmes. Puis nous organisons les premiers tournages, avec un groupe d’habitants devant les boîtes aux lettres de la tour ; avec Simone chez le coiffeur ; avec les biffins qui luttent pour vendre des bricoles. Les travaux ne rythmeront pas - ou peu - le film (le seul chantier en marche cette année, c’est la destruction de l’ancienne crèche, d’ici quelques jours : nous la filmons sous le regard de la directrice). Non, le rythme du film sera déterminé par les gens, leurs humeurs, le chemin de leurs analyses. Il balancera entre ceux qui attendent et ceux qui déménagent, entre ralentis et accélérations, colère et patience. La majorité des tournages est prévue à partir de septembre. Peut-être qu’à la fin de l’année, nous pourrons filmer le premier coup de pioche des fondations des futurs logements ?


 

DSC 0020Le collectif photo

Au 8e étage de la tour, les photographes s’activent : Florence, Chantal, Jacky et Marie-Hélène déplient un grand fond gris, tapissent les fenêtres d’un tissu noir, installent des lumières. Le bureau s’est transformé en studio photo.

On attend avec impatience les jeunes curieux qui participent à l’atelier photo. C’est une première : quatre jeunes du quartier (Fabien, Sanae, Yassine, Maoudé), accompagnés de Sofiane (membre de l’association « La rose du bitume ») investissent le local. Un peu de vie dans cette tour qui se vide.

Dans une pièce, ils écoutent attentivement Florence qui les initie à la prise de vue en studio, au portrait, et à Photoshop. Dans l’autre, ils embrayent le pas de Jacky qui, après deux trois mots sur la technique du photoreportage, leur propose déjà de partir en vadrouille pour apprivoiser les appareils (deux reflex numériques, récente acquisition de la Sierra Prod) et exercer leur regard sur le quartier, ses gens et ses rues. Pas de chance, on leur refuse de prendre des photos dans le parc. Mais heureusement, les jeunes du terrain de basket se prennent volontiers au jeu. De mi-mai à mi-juin, quatre séances se succèdent, et les apprentis photographes progressent : ils jouent sur le flou et le net, le point de vue, le cadre. Certains essais sont étonnants, notamment dans la cage d’escalier de la tour. Les jeunes sont partants pour continuer à apprendre, et commencer dès la rentrée prochaine à prendre des portraits d’habitants. Leurs photos se joindront à celles du collectif.

Par La Sierra Prod
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 13:44

 

 

photo cour

 

 

Samedi 28 Mai à 15H au centre musical BARBARA FGO

 

Au programme, les élèves des collèges Clemenceau (Goutte d’Or) et Jean Moulin (Aubervilliers), et du lycée Rabelais (Porte de Clignancourt), vous interpréteront les titres qu’ils ont écrits et composés en s’inspirant de récits de vie. Le concert sera précédé d’un résumé en images des récits de vie, en présence des protagonistes.

Le projet « Récits de vie et ateliers musicaux » a été mené en partenariat avec les trois établissements scolaires, l’école du travail social de Rabelais, le centre d’animation René Binet, le centre musical Barbara FGO, la Mairie du 18e, le dispositif « Réussite éducative » et la fondation « Un pied devant l’autre ».

Centre musical Barbara FGO 1, rue Fleury 75018 Paris 01 53 09 30 70 Métro : Barbès-Rochechouart

La Sierra Prod j@lasierraprod 06.19.35.21.14 06.87.36.59.03

Par La Sierra Prod
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